Martinique...plus


Sur l’île aux Fleurs, jungle et montagne ne demandent qu’à rivaliser avec le bleu de la mer Caraïbes et les plages de sable blanc. Oui…la Martinique est aussi un territoire fabuleux de randonnée pédestre. Donc, place aux  espadrilles dans la valise!

Martinique. L’image demeure. On achète plutôt masque et tuba que semelles Vibram. Et avec raison. Comme promis, l’eau turquoise est là avec ses bancs de coraux et ses poissons multicolores. Et les plages de sable blanc aussi. Donc, aller en Martinique et faire fi ! de l’océan n’aurait aucun sens. Toutefois, rien n’empêche à l’occasion de troquer ses « gougounes » pour des espadrilles et de se tourner vers l’intérieur du pays.

La randonnée pédestre permet d’accéder à ce que personne d’autre ne voit : des modes de vie, une orchidée, une cascade ou une vue sur la mer qui nous rappelle qu’aucun point en Martinique n’est éloigné de plus de 12 km de la plage. L’île dénombre une trentaine de sentiers balisés. Une marche en forêt tropicale ou sur le sommet d’un volcan ne s’oublie pas. On en revient en sueur et les ongles sales, mais la tête pleine de rêves.

En Martinique, la diversité des paysages est frappante. Étonnant sur un territoire d’aussi petite taille : 70 km de long sur 35 km de large avec une superficie de 1 100 km. L’aspect montagneux à la végétation luxuriante du Nord cède donc vite place au paysage aride et à la savane du Sud. Ces richesses écologiques, on les découvre en voiture,  mais aussi à pieds grâce à un réseau de sentiers bien tracés qui permet d’aller à la rencontre d’un peuple attachant vivant dans des villages hauts en couleurs, en musique et en odeur.

Les Gorges de la Falaise, à proximité de la commune d’ Ajoupa-Bouillon, offre aux amateurs de chlorophylle une forêt tropicale humide riche en espèces végétales. Tout y est gigantesque. Les fougères sont colossales, les bambous géants et les arbres, qui soutiennent une végétation abondante d’épiphytes, dépassent parfois 40 m. Cette balade  « pied dans l’eau »  dure environ une heure et trente minutes et consiste à remonter un torrent jusqu’à une cascade. Les marcheurs ont parfois de l’eau jusqu’au cou. Tapissées de mousse, les falaises qui surplombent la gorge de 100 mètres sont spectaculaires

De la commune du Prêcheur, au Nord,  un sentier de 17 km, le long de la mer des Caraïbes, mène au bourg de Grand’Rivière, terminus septentrional. Le marcheur qui a tout son temps peut accéder, par des chemins secondaires, à de jolies criques sauvages entaillées à flanc de montagne. Le sable noir témoigne de la nature volcanique de l’Île

L’ancienne route départementale qui desservait il y a une cinquantaine d’années les habitations dispersées entre l’Anse Couleuvre et Fond Moulin jalonne des ravines, descend, remonte longuement en dessinant des serpentins à travers une jungle fabuleuse peuplée de lianes, de fougères géantes, de fleurs exubérantes. Elle emprunte des tunnels, des ponts, d’anciennes plantations de café et de cacao avant d’aboutir à Grand’Rivière.

Nature sauvage, falaises qui tombent abruptement dans une mer agitée, rivières encaissées dans une jungle touffue, gens authentiques… aucun cliché touristique n’est venu polluer ce village du « bout du bout ». Chaque rue porte le nom d’un cataclysme : rue du 8 mai 1902 (éruption de la montagne Pelée), rue des Nuées Ardentes, rue Cindy-08-1983 (ouragan). De l’église, une ruelle pavée descend jusqu’au petit port où un service de yoles offert par les pêcheurs ramène les marcheurs éreintés au point de départ.

Changement de cap, direction Sainte-Anne. Un sentier pédestre partagé en trois sections permet de longer la pointe sud de la Martinique. L’itinéraire exceptionnel traverse quelques-unes des plus belles plages de l’Île dont la plage des Salines. De l’Anse Trabaud, situé à quatre kilomètres à l’Est de Sainte-Anne, on suit les balises bleues et  blanches au terme d’une randonnée de 20 km. La Trace des Caps alterne mangrove, falaises et paysage aride comme la Savane des Pétrifications, un ancien marais salant. L’érosion des sols combinés à la sécheresse a transformé ce biotope en un paysage désertique et aride. Les longs cactus plantés dans le sable rappelle parfois l’Arizona. 

Les inconditionnels de la marche en montagne grimperont la Pelée jusqu’au cratère où les sentiers étroits, raides et boueux des Pitons du Carbet qui mène aux hauteurs du morne Chapeau-Nègre et du piton Lacroix. Quant aux amateurs d’histoire ils  choisiront le canal de Beauregard ou Fort-de-France à pied. Le choix est grand !

© Tourisme-Aventure 2005