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Clin d'oeil sur la Tunisie
Sidi Bou Saïd, Café des Nattes, lundi soir. Une odeur de tabac sucré flotte dans l’air. Dans la salle et sur la terrasse du célèbre café, vieux de 350 ans, on se retrouve en famille ou entre amis autour d’un thé, d’un café et d’une chicha (narguilé). Bien sûr, pour le simple plaisir de la conversation… et de l’ambiance, mais également pour siroter un excellent thé à la menthe recouvert de pignons grillés, une spécialité de la place.
C’est le mois du Ramadan. Le jour, on jeûne mais le soir on peut se restaurer à sa guise. Et on n’y manque pas ! Les nuits de Ramadan, les cafés ne désemplissent pas ! Le pays tout entier semble revivre au couché du soleil. « Rupture du jeûne », dit-on.
Avant de quitter le joli village aux ruelles montantes, aux maisons blanches et aux portes et volets bleus, nous dégustons de délicieux « bambalounis », sorte de gros beignets frits dans l’huile. Puis, c’est un départ en direction de l’aéroport ! Nous laissons ce soir Tunis pour une virée dans le sud-saharien. Une heure de vol sépare la capitale tunisienne de la ville de Tozeur, aux confins du Grand Erg oriental.
Baignée au nord et à l’est par la mer Méditerranée, la Tunisie avec ses 1290 kilomètres de rivage, offre depuis une trentaine d’année un tourisme balnéaire très attrayant pour les vacanciers. On accède à des hôtels de tous les standings auxquels se sont greffées des activités tel le golf et le thermalisme qui se pratiquent dans le pays depuis l’époque romaine. On vient de partout en Tunisie pour goûter à la thalassothérapie.
Si le tourisme balnéaire reste la plaque angulaire du pays, depuis une douzaine d’années les visiteurs plébiscitent de plus en plus la découverte des régions berbérophones du sud saharien où le tourisme d’aventure est en pleine expansion. Des hôtels de charme, construit en harmonie totale avec l’environnement, y font leur nid.
Far West de l’Afrique
L’oasis de Tozeur couvre plus de 1000 hectares et compte près de 300 000 palmiers dattiers irrigués par 200 sources. Il existe en Tunisie 150 variétés de dattes; à Tozeur,on en cultive 45, dont la fameuse Deglet Nour, destinée à l’exportation.
Tozeur comme la plupart des villes s’apprivoise en marchant. Il faut aller dans le quartier d’Ouled Hadef, emprunter les rues qui passent sous des voûtes épaisses et débouchent sur des placettes, admirer la disposition des briques des façades des maisons et des mosquées. Les motifs ornementaux sont inspirés des tapis et de la calligraphie.
Il faut également franchir les portes du musée Dar Cheraït, premier musée privé de Tunisie qui raconte les arts et traditions du pays. Bâti en 1990 sur le modèle du palais d’une famille bourgeoise tunisienne, on y découvre toute la culture et la mémoire collective de la Tunisie tous égards.
À partir de Métlaoui, une excursion de quelques heures à bord du Lézard rouge permet d’admirer les gorges de l’oued Selja que l’on ne découvre qu’en montant à bord de cet ancien train de six wagons, cadeau de la France au roi bey de Tunisie en 1940. Ce sont ces impressionnants canyons qui confèrent à la région le surnom de « Far West de l’Afrique » !
C’est à Douz que les aventuriers du désert y trouveront leur compte. Si la petite cité grouillante d’activités est reconnue pour son marché du jeudi, son artisanat de peaux de dromadaire et ses bijoux, la plus saharienne des oasis du sud est également le point de départ de nombreuses Méharées et safaris sahariens.
Repère
Café des Nattes
À deux pas du Sidi Bou Farès. Pour déguster un café ou un thé et essayer la chicha. Café mytique, haut lieu de convivialité.
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